lundi 18 juillet 2016
mardi 12 juillet 2016
GA GARDNER : ART PLURIEL
Du 26 Avril au 6 Mai
2016 se déroulait l’exposition « Mixed Bag Paris » au 59 rue Rivoli.
A cette occasion, le curateur GA Gardner était venu présenter des tableaux des
quatre coins du monde. Entretien avec un expert.
Propos recueillis par Epée Hervé
Dingong
Quelle est votre fonction ?
Je
suis G.A. Gardner, artiste et je présente cet évènement avec l’organisation www.GETTHRU.ORG. Cette organisation est basée dans les caraïbes. J’ai vécu 25 ans
aux Etats-Unis avant de retourner à Trinidad &Tobago.
A Paris vous présentez cette exposition
intitulée « Mixed Bag ». On y retrouve des artistes venus des quatre
coins du monde. Quel en est le concept ?
C’est
une exposition d’art contemporain avec des artistes de nationalités differentes.
Ils y apportent une contribution internationale. La France, La Pologne,
L’Allemagne et le monde entier sont représentés. Nous regroupons en gros un
mélange de certaines œuvres que nous exposons et vendons pour notre
organisation à but non lucratif. C’est pour BOX OUT l’âme de notre fundraising.
C’est pour cette raison que nous récoltons des fonds pour pouvoir exposer des artistes
plus facilement. L’intérêt est de les rendre plus accessible. C’est ce que nous
faisons aujourd’hui à Paris.
Avant Paris ce système
a fonctionné dans d’autres villes.
Oui tout à fait. Trois
autres expositions une à Trinidad & Tobago, une en Allemagne, une à Sainte-Croix
dans les Iles Vierges. Avant c’était juste de simples expositions. Maintenant
nous les exportons comme à Paris.
Comment
sélectionnez-vous les peintres ?
On
a une équipe qui va voir les nouvelles tendances chez les artistes. C’est ce
qui nous permet d’avoir une panoplie très éclectique. Souvent nous les appelons
ou nous demandons un travail contemporain dans la technique et l’exécution. Nous
pensons que le public a le droit de connaître toutes ces techniques. L’artiste
présente son univers.
A
Trinidad & Tobago, j’ai un accès pour voir l’évolution et le travail des
artistes. Grâce à ma fonction, cela me permet de montrer une autre image du
style afro-caribéen. Dans chaque pays, les artistes essayent d’utiliser leurs
techniques et leurs messages. Nous
sommes vraiment intéressés par ce type d’identité. Quand vous venez dans cette
galerie, vous devez être capable de savoir si c’est une œuvre des caraïbes,
d’Afrique ou d’Europe. Nous savons que nous sommes dans un travail
contemporain.
Que pensez-vous du
style artistique français ?
J’ai été en France plusieurs fois. C’est un pays d’une grande
richesse culturelle. Quand je regarde les galeries et que je vois ce que l’on
présente de la scène contemporaine et de ce qui se passe en France, on aimerait
que les pays en voie de développent aient cette même dynamique. Je pense que
dans notre exposition les œuvres arrivent à donner une autre image et un
challenge aux artistes.
Peut-on dire que l’on retrouve un côté politique ou sociale dans les
œuvres exposées ?
Pas vraiment. Si je prends le cas de Trinidad &Tobago,
les artistes y sont peu inspirés car la politique change tout le temps. Je
trouve qu’en général dans les autres pays on espère plus un message d’amour
universel plus que politique. Quand vous faites attention à cette galerie, vous
trouverez différents styles, humeurs et goûts. C’est ce qui en fait la force.
Pour acquérir certaines
de ces pièces, il faut mettre la main à la poche. Quelles en sont les tranches
de prix ?
Ici les prix vont de 400 à 5000 euros. Tout varie par rapport
à leur talent car certains sont dans le bain depuis très longtemps. Ce ne sont
pas des novices et ils ont aussi un niveau. C’est ce que l’on peut voir avec
toute la complexité et l’originalité des œuvres.

