mercredi 13 novembre 2019

Goin' Off: The Story of the Juice Crew & Cold Chillin' Records (3) (RPM Series)



Goin’Off : The Story of the Juice  Crew & Cold Chillin’ Records
Paperback

Après plus de 40 ans d’existence, le Hip Hop s’est imposé comme une culture majeure dans le monde entier. Dans le New York  des années 80 et 90, l’auteur Ben Merlis retrace et chronique le récit du collectif Juice Crew et du label Cold Chillin’ Records crée par Tyron Williams et Len Fichtelberg.  On revisite les débuts des émissions radios Hip Hop « Rap Attack » avec ces icônes Mr Magic et Marley Marl . Cet ouvrage permet de décortiquer et d’ouvrir la boîte de pandore sur le contexte méconnu autour des artistes avec leur apogée, controverse et descente aux enfers.
Influences, analyses et anecdotes enrichissent ce livre avec les propos des membres du Juice Crew comme Big Daddy Kane, Biz Markie, Kool G Rap, Craig G, MC Shan mais aussi des professionnels de l’industrie musicale comme Tom Silverman ou Monica Lynch de Tommy Boy Records. Ben Merlis réussit à nous éclairer  et nous captiver avec un contenu solide. C’est bien tout ce qu’il nous faut pour compléter notre bibliothèque.

Epée Hervé Dingong

vendredi 2 novembre 2018

Mixtapelogie

Retrouvez mon livre Mixtapelogie  sur l'histoire et le business des mixtapes  aux USA.
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jeudi 4 août 2016

"THE GET DOWN"- NETFLIX


The Get Down, nouvelle série du site Netflix, revisite les débuts du Hip Hop à travers l’histoire d’une bande de jeunes dans le Bronx des années 70. De passage à Londres au début du mois de juillet nous avons pu rencontrer les créateurs et scénaristes. 

Par Epée Hervé Dingong      


Londres. En cette matinée, Netflix a mis tout en œuvre pour accueillir la presse européenne. Depuis quelques années, la plateforme américaine de streaming est  une référence en matière de création originale. Les séries phares, House Of Cards, Daredevil ou Orange is the new Black en sont le parfait exemple. Projections presse et interviews à la chaîne étaient de rigueur. C’est dans un Londres ensoleillé de Juillet que nous découvrons le premier épisode en compagnie de Baz Luhrmann (créateur et producteur exécutif), Grandmaster Flash (producteur associé) et Nelson George (auteur et un des scénaristes). 




Avec 13 épisodes de 1977 à 1979, la première saison de Get Down nous montre un New York d’époque. C’est dans un Bronx chaotique où règne la violence des gangs, la pauvreté et le chômage que le Hip Hop s’est crée. Cette culture née en 1973 va finalement se propager et devenir international. Cette créativité artistique urbaine a permis de donner un souffle à une jeunesse sans repère. Jusqu’à ce jour aucune série n’a réellement parlé du début du Hip Hop. Explorer cette culture est même le fruit du hasard pour le créateur Baz Luhrmann. Il y a tout juste dix ans il se trouvait à Paris avec sa compagne. « J’ai observé une photo de Jamel Shabbazz des années 80. Du coup plusieurs questions me sont venus à l’esprit. Quelles sont les origines de cette culture inattendue ? » explique-t-il. Après des recherches, Baz Lurhmann consulte et rencontre des personnes. Il se rend compte que les années 70 sont une décennie charnière pour le Hip Hop. Le contexte politique, économique et social est assez particulier. Crise pétrolière, le Rock, l’incontournable musique Disco ou la mort d’Elvis font partie des faits marquants en 1977. Pourtant dans le sud du Bronx, les jeunes créent un mouvement que tout le monde ignore. La série suit donc les aventures de plusieurs jeunes qui essayent d’échapper à la morosité. Il est vrai qu’à cette époque rien ne leur ai proposé dans un New York au bord de la ruine. Pour donner plus de crédibilité à « The Get Down », il a fallu s’entourer de personnes clés. Le réalisateur australien de Gatsby le magnifique et Moulin Rouge a recruté sa dream team.
C’est le fruit d’une collaboration entre Shawn Ryan (créateur e la série The Wire) qui s’est ensuite retiré du projet et le réalisateur australien Baz Luhrmann. Le tout est accompagné de Nelson George (journaliste, auteur, scénariste et réalisateur), Grandmaster Flash (producteur associé), Kurtis Blow, Kool Herc et Afrika Bambaataa  comme consultants.
« Get Down fait partie du langage familier des années 70. La signification serait se battre, danser ou travailler dure. Grandmaster Flash appelait ce qu’il jouait en soirée la section Get Down du disque. C’est de là qu’est venu le titre de la série. »  explique Nelson George. Légende vivante et précurseur du Hip Hop, Grandmaster Flash a crée sa popularité à ce moment. Ce Dj avait la dextérité pour trouver les parfaits breakbeats dans les block parties. Le retrouver dans cette série est donc naturel. « Quand Baz m’a parlé du projet je me suis dit pourquoi pas. Un jour il me dit que quelqu’un allait jouer mon rôle j’étais sceptique. »  raconte Grandmaster Flash. Sa réaction va changer avec le temps. « Quand j’ai vu l’acteur je me suis demandé si je n’avais pas un fils caché. Mamoudou s’est présenté et j’étais sans voix. Il ne manquait plus qu’à lui montrer quelques techniques du mix pour qu’il soit crédible. » se souvient Grandmaster Flash. Le djing est une composante du Hip Hop. C’est une des composantes qui permet aux disc-jockeys de montrer leur talent. Dans cet exercice, Flash est une icône depuis plusieurs décennies. Le professeur a donc enseigné à son élève acteur Mamoudou Athie, « Cela n’a pas été facile pour qu’il mixe en ayant un style devant la caméra. Au départ il  était lent et bougeait comme un robot. Mixer ce n’est juste passer des disques sans vie. Il faut bouger » insiste Grandmaster Flash.
Le souci du détail est peut-être la force de « The Get Down ». Les M.C. (Maitres de Cérémonies) ont aussi une large place. Ces pionniers du rap vont avoir une place prépondérante dans le futur même si la véritable star reste le D.J. dans les années 70. Pour donner du punch aux paroles, rien de plus normal que la contribution de professionnel comme Kurtis Blow et de Nas. Pour ce dernier, sa fonction est multiple et anecdotique. « Quand Nas a vu les images du pilote, il a tout de suite voulu s’investir. Le regard des jeunes qui découvrent les blocks parties est un aussi un souvenir pour Nas. Il s’est reconnu en eux. » explique le scénariste et critique musical Nelson George. Par conséquent, Nas écrit toutes les paroles et devient producteur éxécutif.Dès la première scène du pilote de 90 minutes, Ezekial « Books »Figeros (joué par Justice Smith) star du Hip Hop nous amène dans son concert de 1996. Sa performance est entièrement écrite et interprété par Nas. Il dit : « Cherchant à sortir du Bronx / tomber amoureux d’une fille / rencontrerl'homme qui va changer le cours de sa vie et sa carrière. » Le décor est planté puis l’histoire nous transporte en 1977. Dans le sud du Bronx et vivant chez sa tante, Books est un adolescent poète. Comme tous les jeunes il a l’habitude de traîner  avec ses amis graffeurs  (dont un des rôles est joué par Jaden Smith) et une amie Mylene Cruz (jouée par Herizen Guardiola). Cette dernière a l’ambition de devenir chanteuse de disco et quitter le Bronx. Elle croit en elle à l’inverse de Books qui ne croit pas spécialement en son talent.De fil en aiguille, le graffiti va mener cette bande vers Shaolin (interprété par Shameik Moore). Fan de Kung Fu et figure du graffiti, Shaolin est envoyé par Grandmaster Flash pour retrouver un vinyl en échange de cours de DJ. Dans un cadre somptueusement reconstitué,The Get Down offre une série  visuellement parfaite avec une histoire qui tient la route. Mais dans l’univers des séries musicales, les temps sont dures. Chez HBO, Vinyl n’a pas été reconduit pour une deuxième saison. The Get Down de Netflix pourrait bien changer la donne. C’est tout ce que l’on peut leur souhaiter.


The Get Down saison 1 le 12 Août sur Netflix 
 

mardi 12 juillet 2016












GA GARDNER : ART PLURIEL

Du 26 Avril au 6 Mai 2016 se déroulait l’exposition « Mixed Bag Paris » au 59 rue Rivoli. A cette occasion, le curateur GA Gardner était venu présenter des tableaux des quatre coins du monde. Entretien avec un expert.
Propos recueillis par Epée Hervé Dingong

Quelle est votre fonction ?

Je suis G.A. Gardner, artiste et je présente cet évènement avec l’organisation www.GETTHRU.ORG. Cette organisation est basée dans les caraïbes. J’ai vécu 25 ans aux Etats-Unis avant de retourner à Trinidad &Tobago.

A Paris vous présentez cette exposition intitulée « Mixed Bag ». On y retrouve des artistes venus des quatre coins du monde. Quel en est le concept ?

C’est une exposition d’art contemporain avec des artistes de nationalités differentes. Ils y apportent une contribution internationale. La France, La Pologne, L’Allemagne et le monde entier sont représentés. Nous regroupons en gros un mélange de certaines œuvres que nous exposons et vendons pour notre organisation à but non lucratif. C’est pour BOX OUT l’âme de notre fundraising. C’est pour cette raison que nous récoltons des fonds pour pouvoir exposer des artistes plus facilement. L’intérêt est de les rendre plus accessible. C’est ce que nous faisons aujourd’hui à Paris.

Avant Paris ce système a fonctionné dans d’autres villes.
Oui tout à fait.  Trois autres expositions une à Trinidad & Tobago, une en Allemagne, une à Sainte-Croix dans les Iles Vierges. Avant c’était juste de simples expositions. Maintenant nous les exportons comme à Paris. 

Comment sélectionnez-vous les peintres ?
On a une équipe qui va voir les nouvelles tendances chez les artistes. C’est ce qui nous permet d’avoir une panoplie très éclectique. Souvent nous les appelons ou nous demandons un travail contemporain dans la technique et l’exécution. Nous pensons que le public a le droit de connaître toutes ces techniques. L’artiste présente son univers.
A Trinidad & Tobago, j’ai un accès pour voir l’évolution et le travail des artistes. Grâce à ma fonction, cela me permet de montrer une autre image du style afro-caribéen. Dans chaque pays, les artistes essayent d’utiliser leurs techniques et leurs messages.  Nous sommes vraiment intéressés par ce type d’identité. Quand vous venez dans cette galerie, vous devez être capable de savoir si c’est une œuvre des caraïbes, d’Afrique ou d’Europe. Nous savons que nous sommes dans un travail contemporain.

Que pensez-vous du style artistique français ?
J’ai été en France plusieurs fois. C’est un pays d’une grande richesse culturelle. Quand je regarde les galeries et que je vois ce que l’on présente de la scène contemporaine et de ce qui se passe en France, on aimerait que les pays en voie de développent aient cette même dynamique. Je pense que dans notre exposition les œuvres arrivent à donner une autre image et un challenge aux artistes.

Peut-on dire que l’on retrouve un côté politique ou sociale dans les œuvres exposées ?
Pas vraiment. Si je prends le cas de Trinidad &Tobago, les artistes y sont peu inspirés car la politique change tout le temps. Je trouve qu’en général dans les autres pays on espère plus un message d’amour universel plus que politique. Quand vous faites attention à cette galerie, vous trouverez différents styles, humeurs et goûts. C’est ce qui en fait la force.

Pour acquérir certaines de ces pièces, il faut mettre la main à la poche. Quelles en sont les tranches de prix ?

Ici les prix vont de 400 à 5000 euros. Tout varie par rapport à leur talent car certains sont dans le bain depuis très longtemps. Ce ne sont pas des novices et ils ont aussi un niveau. C’est ce que l’on peut voir avec toute la complexité et l’originalité des œuvres.